Recommander

Vendredi 22 juin 2007
J'échange les mots, je les tisse, je les corrige je les aime. Je les fais glisser sans fin jusqu'au petit matin.
Entends tu le violon qui joue de toutes ses forces pour lui faire connaître qu'il l'aime ? Moi, depuis petite j'aime le violon j'en ai joué pas longtemps l'on m'a arraché l'archet pour le briser et m'en séparer a tout jamais.
Ça y est l'inspiration s'enfui comme une pluie d'été, je n'avais pourtant pas tout dis, moi qui ne voulais pas tout enterrer. Moi qui voulais rester. Moi qui voulais combattre avec épée et bouclier moi qui voulais galoper du haut de ma monture toujours plus rapide, contre les vents et les tempêtes, je voulais filer comme une comète. Même avec un peu de sable dans les yeux, j'aurais combattu cet homme levant mon épée je lui aurai enfoncé pour voir sa gorge tranchée et son sang jaillir enfin libéré. Le ciel devenant jaunâtre se mélangeant à la mort de ce combattant le désert serait souillé reflétant dans mon casque et mon arme. Levant les yeux lâchant ce corps sans vie, j'aurai pu deviner que toute une armée m'aurait poursuivie. Mais je serai restée là attendant le dernier moment le regard hautain et le sourire aux lèvres que mon armée sorte de sa cachette. J'aurai entendu le déplacement du sable sous les sabots de leur chevaux le balancement de leurs armes mal attachées, trop pressés de venir me tuer. Parce que j'aurai tué le frère du roi de Grèce moi la gardienne du grand Cyrus le perse.
© Sombrelune copyrightdepot.com
Par sombrelune - Publié dans : ailleursland
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Retour à l'accueil

Publicité

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus