C'est les gens, c'est la vie, c'est les autres, c'est le regard, c'est le théâtre, c'est la peur. Cette peur qui te remonte à la gorge et qui te serre comme un appel à la mort. Oui c'est bien elle qui te fais trembler comme la feuille d'automne soufflée par le vent qui se refroidi et qui te glace les os jusqu'à ce qu'ils se brisent. Alors pour la fuir tu délivre des mots qui ne sont point les tiens, comme un prisonnier qui fait tout pour être libéré. Mais elle est toujours là, te poursuivant comme des bombardement d'une guerre sans fin. Sur tes oreilles tes mains pour te protéger de ce qui essait de te blesser...Tu ne sais plus écouter le chant des oiseaux, tu ne sais plus voir ce qui est beau, parce que la peur veut te faire la peau.