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Mercredi 29 juin 2005
Ses paroles ne seront jamais plus tristes que le monde qui nous entoure, il ne nous reste que deux ou trois générations avant que l'air du temps noirci par nos erreurs ne nous emporte.
 
Cicatrice éternelle, cancer tu as laissé sur elle, sur ma fille, oui ma fille, j'ai prié, vibré, jusqu'à ce que la mère vienne. Ma petite Marie a été enveloppée de son amour pour faire fuir le péril et j'ai toujours su ce que le mot aimer exprimait. Ses yeux m'ont donné la force de ne jamais détester, afin que mon regard se pose sur ces enfants meurtris au coeur de l'archet. Archet qui se bat pour que les petits blafards continuent de combattre le mal qui les ronge, sans se laisser glisser dans la mort. La nuit, les larmes coulent, les gémissements déchirent l'obscurité, orgueilleux, je ne veux pas prier, je me sens plus fort que Dieu, alors l'archet s'avance, pour les éloigner. J'entends l'écho léger des pas de ces femmes devenant mystérieux refermant la porte d'une chambre puis d'une autre. Ces femmes, qui gardent en elle le coeur frappé par le malheur, pourtant, ce ne sont pas leurs enfants, et je les surprends à ne plus retenir leurs larmes transformées en torrent. Mais au petit matin, sans être offensées, elles se réengagent à remonter les panneaux de fer, afin de réchauffer ces petits corps par la lumière d'or, leur laisser écouter le doux chant des oiseaux qui se contentent de miettes jetées par les fenêtres. Ne pas les blesser, lorsque l'aiguille s'enfonce dans les douloureuses veines.
Destruction de la grande Babylone, j'ai érigé d'autres édifices, Auschwitz pour que tu sentes à l'infini le goût de la chair noircie. Achtung ! je n'ai pas fini de déchirer ton oeuvre, je te construis un palais sur les terres du Sud pour que ton soleil me brûle plus fort. Pour que toi, toi qui n'es pas vivant, toi que je n'entends pas , toi que je ne crois pas, je te ferai respirer ton eau javellisée.
Je crois, que je vais finir demain, je suis cuite aux patates...
Mon texte est préparé, mais pfouu la flemme agite aigue hihi !
 
 Je crois qu'ils se plaisent comme cela et ils critiquent ce qu'ils ne connaissent pas, c'est triste, mais c'est ainsi.
 

"Si Saez devait écrire une chanson pacifiste, les paroles en seraient sans doute;la guerre c'est dégueulasse, les militaires sont des salauds, les bombes ça tue des gens. »
Se gars a était crée pour les ados qui veulent se rebeler et qui ne savent pas comment s'y prendre..." ^^   Voila"
 
J'ignore qui a écrit les phrases ci-dessus, mais il ne sait vraiment pas de quoi il parle. Il ne sait pas que les militaires sont des humains et je ressens encore l'effroi à travers leurs yeux, l'effroi d'un lourd vécu.
Combien de casques bleus sont morts pour la liberté, pour la paix ?
Ce n'est pas mieux, même lorsqu'ils ne sont pas casque bleu. L'un d'eux, m'a raconté comment il est resté des heures
devant un check point assis dans un véhicule de l'avant-blindé, 17 heures
d'attente. Pris à parti, le bruit effroyable des balles sifflant contre le vent, bruit étrange et sourd enfermés dans ce transport de troupe ...
Mon souffle est coupé, mon sang ne circule plus, vais-je survivre à cette paix ?
 
Kosovo ville de Mitrovica :
 
Dans un bâtiment, 120 militaires veillent à ce que les croates, serbes et albanais ne s'entretuent pas. Puis, ils sont informés par leurs supérieurs que 500 000 civils approchent, ils veulent reprendre la ville, mais la seule arme qui vous protègera sera un manche de pioche, aucune risposte ne se fera avec une arme à feu, si les 500 000 personnes décident de vous égorger.
J'avais des diplômes, l'annonce était alléchante, un bon salaire, ma famille serait à l'abri du besoin, pas de guerre en vue, la boite ne risque pas de déménager  pour me proposer 110 euros par mois.
Mais pour la paix, les militaires sont sous-payés et pas question de la ramener !
Pas question de raconter, les tonnes de vêtements d'hiver donnés dans les pays chauds pour faire bonne figure, alors qu'en france, l'on cache nos pauvres. C'est nöel les services techniques s'activent comme des fourmis dans les arbres apportant la lumière a ces milliers d'ampoules qui nous coûtent. Une jeune femme sur le trottoir, fait la manche, branle bas de combat, la police, les pompiers sont appelés, elle s'explique, mon enfant n'aura pas de cadeau pour nöel, je vous en prie, c'est pour mon petit!
Personne ne l'écoutera et s'il faut, mettez-la dans un asile pas de tâche en cette période d'illumination.
Dans une rue, j'entendais :
- La charité s'il vous plaît !
C'était une jeune femme rousse les cheveux courts et dans ses bras un nouveau-né, elle était désespérée. Elle me racontait que son compagnon l'avait quittée, il a bien voulut la B... mais pas assumer !
Je la conduisais au restaurant du coeur où elle pourrait peut-être  trouver de l'aide, je savais que si elle restait dans la rue son enfant lui serait arraché. Quelques temps plus tard, j'étais soulagée de ne plus la voir sous la neige avec ce petit bonhomme les yeux clos, dans les bras. De loin, elle me souriait, je comprenais qu'elle me remerciait.
Alors peut-être que certains ont besoin d'une notice chantante, pourquoi pas après tout ...
 
 
© Sombrelune
Par sombrelune - Publié dans : ailleursland
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Vendredi 24 juin 2005


Il a voulut m'écrire qu'il voulait mélanger son sang au mien, pour graver sa vie sur ma peau pour ne plus s'interdire la différence, pour ne plus s'engouffrer dans le tourbillon de l'esprit critique, que je reconnaisse le son de son rire qui émane de sa tristesse. Il me rapelle que mon caractère est fait pour guerir la bête sauvage qui sommeille en nos frères. L' obscurité sprirituelle ronge ses sens, qui guide ses pas sur un chemin qu'il ne veut pas fouler, afin de  chasser le bucher déjà érigé. Noyé dans le liquide qui l'envivre, il m'a écrit, soyons vivants volons très haut, pour éviter le poignard dans le dos. Buvons, levons nos verres à nos rêves pour puiser dans la source de la vérité, ne soyons pas les pantins animés de ces êtres tant aimés. Ses origines sont celles des anges noirs d'où nait le vent glacial qu'il ne sait représenter, son âme se défait comme le lit d'une jeune fille. Il m'écrit, immuable torture, je dévore ton corps, je prend ton image, ton âme, ton reflet et ton identité et pourtant, timidement j'aimerai m'allonger dans le creuset de tes montagnes pour me réchauffer, ne plus sentir mon sang glacé, renaître dans tes mains, afin que tu me façonne comme un majestueux phoenix. Je n'ai plus le regard larmoyant, j'ai récupéré mes diamants, ouvres ma main ils sont tiens.

Mais suis-je toujours le grand provocateur qui cache ma fragilité, mon âme si sensible à l'image de la femme tant convoitée ?
Tu me plais, mais ton feu me fait reculer, alors ironique, je joue une pièce qui n'est point mienne, pour te soulager de ta gentillesse. Tu m'as touché, mais je ne veux pas me dévoiler, ne pas te montrer combien je pourrai t'aimer...

Hermosamente...mi hermana

© Sombrelune

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Mardi 7 juin 2005

Dans ma mémoire, il y avait la terre, en elle mes yeux se sont ouvert, mes poumons ont respirés son air et je me suis lavée dans ses rivières. Toi notre mère nourricière aux milles couleurs, aux milles saveurs que t'ai-je fais, que me suis-je fais ? Moi qui me suis reposé aux pieds de tes racines, je me suis servi de sa chair pour emporter son air, je me suis lavé dans tes eaux pour les empoisonner à tout jamais. Regardes ce que j'ai fais de toi et ce que tu fais de moi, dans tes veines coule le mal qui coule en mes enfants. Mon regard s'est posé sur ces enfants meurtris par ce poison qui les consume, qui noirci leur chair, qui les fait hurler de douleur comme tu hurles de tes douleurs. J'ai moissonné tes champs, mais l'embrasement des flammes à séché ce que j'avais récolté, je n'ai plus rien à manger. Je suis ton fléau ô toi ma mère ! Je me meurs à mon tour étouffé par mes propre fumés, je ne vois plus le soleil t'embrasser, je ne vois plus les oiseaux s'envoler, mon regard est brouillé. Je ne vogue plus sur tes océans, il n'y a que du sang, j'ai découpé les êtres intrigants de la mer, eux qui m'ont guidé et emerveillé pendant des années. Je t'ai mise à feu et à sang, j'ai oublié combien je t'aimais, comme je m'aimais et comme toi, je deviens ce cadavre carbonisé, plus jamais je ne humerai par mes poumons flétris les senteurs de tes fleurs. Plus jamais je ne connaîtrais le goût de la vie en toi, je t'ai assassinée, je me suis assassiné !

 

 Nous sommes le peuple le plus criminel de tous les temps, ainsi que nos gouvernements !

Laissons la terre respirer avec ses grandes forêts, respectons chacun des êtres qui s'y trouvent, même les plus laids, ils sont là pour nous protéger. Ne puisez pas dans les fosses de l'enfer, pour vous conduire sur les chemins de l'hiver, la terre est notre mère ! Préservons la terre, elle ne nous appartient pas, nous lui appartenons, sans elle nous mourrons !

 © Sombrelune   

    

http://laplanetebleue.skyblog.com/         

 

                                                                         

 

                   

 

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Lundi 6 juin 2005

 

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Lundi 6 juin 2005

Article du 090305

J'ai goûté  ses tissus mortels en me délectant de sa vie. Son essence fluide et pourpre, gouttant dans le creux de mes mains s'est transformés en miracle, près de lui je redeviens humaine. Pour lui j'édifierai un royaume de clarté suprême, formerai une armée d'êtres célestes dont il serait le seigneur. Nos corps coulés en un seul combattrait les démons de ce monde qui couvrent la lumière de la puissance infinie. Une fois le flambeau sur la cime de l'édifice, je m'effacerai sans mot, sans larme et sans me retourner, je foulerai le sol d'une terre vivante le coeur délivré de cette épée qui laisse échapper ma vitalité. Pour ne pas déchirer les pages de notre rencontre, je déposerai l'ouvrage de ma tendresse dans les mains du gardien de l'absolu.
©  Sombrelune

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