Recommander

Jeudi 15 septembre 2005
 Mélusine passe ses doigts délicatement dans le sillage des lettres gravées dans le marbre. La pierre tombale rappelle que l'amour de l'humanité est enterré, les grilles de ce cimetière ne grincent plus, elles se sont scellées à tous jamais. Le vent se détourne, les plus belles feuilles d'automne ne tomberont pas sur la sépulture et ne recouvriront pas le sol où seule la cendre de l'horreur règne en maître.
L'homme et la femme se sont affrontés, les religions ont guerroyé, l'intolérance a enfermé l'amour comme un démon...
© Sombrelune
Par sombrelune - Publié dans : ailleursland
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 30 août 2005
Une nuit, combattant les obstacles de la vie, la chute fatale m'aspirait dans l'abîme, déstabilisée par la roche qui s'effritait. J'avais égaré mon épée ne pouvant la fixer sur le flanc de la montagne pour m'agripper à elle de toutes mes forces, le corps dans le vide les pieds essayant de chercher un rebord pour sauver ma vie. Je tombais retenant mon souffle pour heurter la mort qui m'attendait, plus bas deux bras se tendaient et le choc fut différent. J'étais tombée dans les bras d'un homme, un homme au regard ténébreux, il ne souriait pas et me déposa au sol délicatement. Il ramassa mon épée, me la remise entre les mains, il alluma un cigare et s'en alla ne me laissant que l'odeur de la fumée. Le souffle haletant je le regardais s'éloigner, je rangeais ma lame dans son fourreau baissant les yeux un instant et lorsque je relevais la tête, il avait disparu.
© Sombrelune
Par sombrelune - Publié dans : ailleursland
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 22 août 2005

En novembre 2003, accompagnée de mon ami Siegfried, nous sommes entrés dans une boutique ésotérique dans une rue de Marseille. La statue de Bouddha était sur une étagère, j'approchais en regardant toutes sortes d'articles servant de support à la magie, mon attention ce fixa sur le ventre de Bouddha et d'une main je soupesais le mien.
- Ah oui effectivement, je commence à avoir un joli ventre de Bouddha !
Depuis tout le monde à entendu parler de mon ventre de Bouddha et surprise une publicité m'a faite prêter l'oreille je suis Mdr !

Par sombrelune - Publié dans : ailleursland
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 19 août 2005
Le coeur serré elle replia ses ailes, baissa la tête et sorti de la grotte. Le soleil s'était levé, d'une patte, elle cacha ses yeux pour ne pas être éblouie par la lumière éclatante de cette sphère dorée. Sombrelune se retourna une dernière fois vers l'entrée de la demeure d'Encos en soupirant, puis elle s'envola. La dragonne planait sous les nuages, des oiseaux s'épanouissaient dans la chaleur de ses ailes, une larme s'échappa de l'un de ses yeux et tomba sur la carcasse d'un animal faisant le festin de plusieurs dragons affamés. La larme éphémère fit disparaître la charpente osseuse à moitié démunie de sa viande, sous les yeux consternés des dragons. L'un des dragons au regard mauvais et vicieux leva la tête, scruta le ciel et dit
- C'est elle !
- Elle ? dirent ses compagnons
Lentement, le dragon tourna la tête vers eux et s'exprima sur un ton belliqueux
- Sombrelune !
Effaré, les dragons savaient qu'elle était entrée sur leur territoire et qu'a défaut de carcasse, la sienne ferait l'affaire.
Le chant annonçant un combat approchait, de gros nuages noirs se rassemblaient pour assombrir le ciel et des éclairs apparaissaient faisant gronder le tonnerre. les oiseaux s'enfuirent sous les rires et les cris démoniaques des dragons guerriers. Son corps tremblait comme celui d'un enfant et son coeur battait fortement alors qu'elle entendait les armes se balancer contre les armures.
 © Sombrelune
Par sombrelune - Publié dans : ailleursland
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Vendredi 19 août 2005

 
Ce soir, je me prépare à accueillir la mort, elle viendra près de moi sans bruit et attendra que la dernière goutte de mon sang s'écrase au sol. Elle me sortira délicatement de mon corps pour me prendre dans ses bras. Ma force s'en est allée, mon courage avec elle, parce que cette fois, j'ai accepté le venin et je le sens couler dans mes veines brûlant la chair de mon corps.
Le mensonge ne s'est jamais manifesté par ma bouche et j'emporterai le secret de la vie dans les ténèbres. Mon miroir a reflété seulement que ce que vos yeux vous ont projeté, sans vous être armé de la conscience. Je vous laisse le souvenir de mes rires le coeur ouvert et emplie de bonheur près de vous.
Je retourne d'où je viens pour ne plus revenir, mes pas s'effaceront sur le chemin ainsi de l'odeur de mon aura pour ne pas vous imprégnez des souffrances que j'ai absorbées pendant mes années aux côtés de l'humanité. Je regarde la mort qui attend patiemment que dans ma dernière douleur ma flamme soit soufflée. Je vous ai tous aimé sans jamais vous détester...

 © Sombrelune

Merci de ne pas m'envoyer les pompiers le celte m'a tenu compagnie !

 
Par sombrelune - Publié dans : ailleursland
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander

Publicité

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus