Dimanche 20 novembre 2005
Demain le soleil se lèvera encore, mais ses rayons ne traverseront pas la brume pour réchauffer ma peau. J'ai brisé le coeur de l'enceinte du bonheur, alors je reste là, seule, blafarde, les yeux embués de tristesse. La bise s'engouffre dans le palais doré qui devient glacé. Dieu avait pourtant posé ses yeux sur mon visage et lorsque mes mains touchent les fleurs elles flétrissent. Ma propre épée incandescente m'a blessée, ma chair se consume lentement pour atteindre mon coeur qui bat doucement. L'ange blanc me demande de cesser de lui ouvrir mon coeur, alors je me meurs, me laissant emporter par les eaux profondes du chagrin. Debout sur la rive, sans regret il jettera la fin de son cigare dans la rivière qui aura envahi mes poumons. Entends le rire du démon à la tête cornue et à la face rouge devant l'invisible qui aspire les couleurs perses, les claquements des sabots des chevaux à travers le désert, les cris de l'oiseau de proie volant au grès du vent, le sourire de Sirius s'adressant aux enfants. Plus personne ne pourra casser la pierre tombale afin de libérer l'amour la dernière flamme s'est éteinte en mon âme et l'abîme prend naissance.
© Sombrelune
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Assise sur un rochet pleurant des océans, une étoile s'est décrochée du ciel et se posa devant moi. Une main sécha mes larmes, je relevais la tête, c'était un ange blanc. Ses yeux bleus se posaient sur mon visage et il souriait. J'entendais le doux chant des cieux, alors qu'il prit délicatement ma main pour me relever, un infâme démon rodait afin de ce jeter sur moi pour me blesser. L'ange blanc leva la tête et m'enveloppa des ses ailes protectrices, mais la bête des enfers s'approcha en grognant. Ses yeux rouges comme la braise étaient menaçant, ses babines se relevaient pour révéler d'énormes crocs acérés , elle prenait son élan et fonçait droit sur nous. Les voix des cieux chantaient plus fort, Je poussais l'ange blanc et je sortie une dague pour nous défendre. Le chien des enfers se jeta sur moi, je reculai afin de connaître les stratégies de ses attaques. Je décidais de frapper la première, mais l'ange blanc s'interposa pour me protéger au moment où ma lame blesserait la bête. Du sang s'écoulait sur ses plumes pures, il s'effondra au sol et la bête profita de mon désarroi pour enfoncer ses crocs dans ma chair. Le visage de l'ange blanc changea, ses yeux exprimaient de la colère, ma main lacha la dague qui tomba à terre, l'ange blanc m'en voulait de l'avoir blessé. Le chien des enfers prit la fuite, le chant des cieux cessa. Peinant, l'ange blanc se releva, mon sang dégoulinait le long de mon bras, mes plaies ouvertes ne m'affligeaient pas de douleur, j'étais tellement désolée d'avoir blessé l'ange blanc. En vain j'essayais de le retenir, mon coeur saignait a flots et la douleur était plus forte que la morsure de la bête. L'ange blanc s'envola, des gouttes de son sang tombait du ciel et se mélangeaient aux miennes sur le sol. Je ne voulais plus panser mes plaies, j'attendais que la mort vienne me chercher, j'attendais encore et encore, alors je l'insultais pour la provoquer, mais elle ne vint pas. J'aimais l'ange blanc plus que tout au monde, je voulais revoir son sourire, sentir sa tendresse sur ma peau, mais lui non-plus ne voulait pas m'emporter. Alors je me rasseyais sur le rochet pour pleurer à nouveau des océans, je jetais ma lame dans l'eau et je senti de la chaleur dans mon dos, le sable fin devenait étincelant à mes pieds, je me retournais l'ange blanc était revenu. Il reprit ma main pour me relever et me serra fort contre son coeur, nos blessures s'effaçaient et je reçu un baiser.
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Mon roman me prend du temps, mon blog devient l'enceinte du Ténéré. J'ai besoin d'écrire pour ne pas tomber dans les pièges des assassins et de ceux qui torturent par plaisir. Pourtant, je suis une vampire, une vampire qui ne sort pas du tournage d'un film, la bouche encore pleine de sang. Je suis une vampire qui aime humer l'odeur des fleurs, qui aime la vie avec les sourires que l'on croise dans la rue comme ça pour rien. Le monde se dérègle, a peur de la vie de la beauté de la nature, d'un coeur qui s'ouvre comme une fleur au petit matin. Mes larmes ne changeront rien à la cruauté humaine qui accuse comme au moyen âge aux côtés du curé de sorcellerie ou de meurtre celui ou celle qui panse les blessures et donne son amour. L'on aime les enfants alors nous sommes pédophiles, l'on dit des mots sincères, nous sommes des menteurs, l'on donne de l'amour, nous sommes des assassins...
Je ne me ferai pas attraper par la bête au souffle lent, mais au pas rapide qui nous gouverne et qui injecte l'equilibrium. Tous voudraient éradiquer les idiots, mais ne sommes nous pas nous-mêmes les idiots de quelqu'un ?
Puisque l'amour est devenu un sacrifice êtes vous prêt à cet ultime sacrifice ?
Tous parlent des désolantes guerres qui font couler le sang sur chaque parcelle du monde, ne voyez vous pas que le sang coule au sein de vos familles et de vos amis ?
Que vos enfants souffrent et que les psychiatres s'enrichissent parce que personne n'est capable de donner un sourire, une attention, de la tendresse a ces enfants innocents venus au monde avec le sourire. L'homme se dit si je prend un enfant dans mes bras et que je lui donne mon amour, alors je ne serai plus un homme !
Si je donne un peu d'affection à une personne, alors je serai un moins que rien !
L'équilibrium fait déjà son effet, c'est formidable pour la race humaine n'est ce pas ? !
En fin de compte lorsque l'homme a traîné une femme et les siens dans la boue que lui reste t-il ?
S'il ne sait même pas ce que signifie aimer, finalement qui est le plus méchant l'homme ou le Diable ?
Ceci dit, a priori il y a des femmes comme ça qui prennent et jettent les hommes comme des mouchoirs en papier m'enfin ...
Pourquoi l'humanité se donne t-elle le contraire de ce qui est bon pour la nature de l'âme ?
Certains hurlent sur leurs enfants pour ne pas qu'ils touchent au feu, mais ils se brûlent délibérément ! Décidément, c'est un mystère que je n'arriverai jamais à élucider bouh !
"Voici ce que nous ferons de la divinité de l'homme: nous la cacherons au plus profond de lui-même, car c'est le seul endroit où il ne pensera jamais à chercher."
Légende hindoue
Sombrelune
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Je te donnerai la terre, les animaux et la mer
Je te donnerai la rosée du matin qui glisse sur le feuillage
Je te donnerai la vie celle qui s'anime sans ficelle
Je te donnerai le souffle du vent qui s'engouffre dans les montagnes
Je te donnerai les rayons du soleil pour réchauffer ta peau
Je te donnerai l'enfant pour que son sourire t'émerveille
Je te donnerai tout mon amour
Mais il y a une chose que je ne te donnerai jamais, la lâcheté.
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Vendredi 30 septembre 2005
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